170 000 blessés en attente d’opérations chirurgicales à Gaza

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Le système de santé dans la bande de Gaza traverse l’une des pires crises de son histoire, alors que les bombardements israéliens ont détruit 38 hôpitaux et réduit les infrastructures médicales restantes à un état critique. Selon le ministère de la Santé à Gaza, seuls 12 établissements hospitaliers continuent de fonctionner partiellement, dans des conditions qualifiées de « catastrophiques ».

Le directeur général du ministère de la Santé, Dr. Munir Al-Barsh, a révélé que 17 000 patients attendent un transfert urgent à l’étranger pour recevoir des soins vitaux, tandis que 170 000 blessés nécessitent environ 400 000 opérations chirurgicales, soit une moyenne de trois interventions par patient. « Ces personnes sont condamnées à mourir si l’occupation continue de fermer les points de passage et d’empêcher l’entrée de matériel médical », a-t-il déclaré, cité par Al Jazeera.

Pénurie extrême de médicaments et d’eau

En plus du manque cruel de médicaments et d’équipements chirurgicaux, les hôpitaux de Gaza souffrent également d’un manque d’eau potable, ce qui aggrave la situation sanitaire et augmente les risques d’infections mortelles. Le Dr. Al-Barsh appelle la communauté internationale et les médiateurs régionaux à faire pression sur Israël afin de permettre l’entrée d’au moins 600 camions d’aide humanitaire par jour, comme prévu dans les accords précédents.

La population vit également sous la menace d’une crise alimentaire aiguë. L’ONU a confirmé que Gaza est confrontée à une situation de famine, notamment parmi les enfants, les personnes âgées et les malades. Les autorités médicales insistent sur la nécessité d’un plan urgent d’approvisionnement en compléments nutritionnels pour éviter une catastrophe humanitaire plus grave.

Des centres d’aide humanitaire détruits

La crise est aggravée par la destruction des infrastructures civiles. Selon Dr. Mohamed Abu Aafash, directeur des secours médicaux à Gaza, 14 centres humanitaires ont été détruits dans la ville de Gaza et dans le nord de la bande. Le dernier en date était un grand centre qui servait plus d’un million de Palestiniens et abritait des laboratoires ainsi que des programmes de traitement de la malnutrition.

« Les décès dus à la malnutrition, en particulier parmi les enfants, ne cessent d’augmenter », a alerté Dr. Abu Aafash. Il précise que l’absence totale de centres spécialisés empêche toute prise en charge des cas de malnutrition sévère, ce qui met en danger des milliers de vies.

Vers un effondrement total du secteur de la santé

Malgré les appels répétés des organisations internationales et humanitaires, l’entrée de l’aide reste très limitée et soumise au blocus imposé par Israël. Les professionnels de la santé travaillent dans des conditions extrêmes, sans ressources médicales suffisantes et sous les bombardements, tentant de sauver des vies avec les moyens du bord.

La situation, selon les responsables sanitaires, risque de se transformer en catastrophe irréversible si un couloir humanitaire sûr et permanent n’est pas mis en place rapidement.

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