Le Front du Salut national a annoncé, dans un communiqué publié ce mardi 22 juillet, le report de la marche initialement prévue pour le 25 juillet. Cette mobilisation devait rassembler les forces politiques et civiles autour d’une action commune.
Selon le communiqué, ce report est dû à « l’échec des efforts de coordination visant à organiser une mobilisation conjointe », et ce malgré les concessions faites par le Front pour garantir la réussite de l’initiative.
Le Front a précisé qu’il annoncera ultérieurement les nouvelles dates de ses prochaines actions.
Il convient de souligner que certaines formations politiques ont volontairement choisi de ne pas prendre part à la marche prévue, initialement pensée comme une démonstration d’unité face à la situation politique actuelle du pays. Ce refus de participation s’explique en grande partie par la présence, parmi les initiateurs du mouvement, d’acteurs politiques et militants affiliés ou proches du parti Ennahdha.
Pour ces partis, la participation à une action conjointe avec des figures issues de cette mouvance islamiste, responsable selon eux d’une large part des dérives politiques passées, serait perçue comme une compromission inacceptable.
Ce clivage persistant met en lumière les fractures profondes qui traversent encore le paysage politique , où les oppositions ne parviennent pas à dépasser leurs différends historiques, même dans un contexte de crise. Résultat : une mobilisation qui devait être un signal fort envoyé au pouvoir en place s’est vue fragilisée avant même d’avoir lieu.
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