Dans le cadre de sa participation à la 49ᵉ session ordinaire du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, qui se déroule les 28 et 29 juillet 2026 à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a prononcé une allocution consacrée notamment à la poursuite de la réforme de la Commission de l’Union.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer un climat professionnel sain au sein de l’institution, fondé sur la responsabilité, la transparence et le respect mutuel, des principes de nature à renforcer l’efficacité institutionnelle et à consolider la confiance entre les différents organes de l’Union. Il a plaidé, dans ce sens, pour un système de recrutement transparent et équitable, reposant sur la compétence, le mérite, l’égalité des chances, ainsi qu’une répartition géographique équilibrée entre les États membres.
Acette occasion, il a réaffirmé le plein soutien de la Tunisie au projet de budget de l’Union Africaine pour l’exercice 2027, ainsi qu’à la reprise des opérations de recrutement après plusieurs années de gel — une reprise susceptible, selon lui, de renforcer les capacités institutionnelles de la Commission et d’améliorer ses performances. Il a par ailleurs souligné l’importance de rester attaché aux principes de bonne gouvernance, de discipline budgétaire, de rationalisation des dépenses et de bonne allocation des ressources disponibles, au service des priorités de l’Union.
Le chef de la diplomatie tunisienne a également appelé à apporter le soutien nécessaire aux nouvelles structures de l’Union, en particulier le Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs africains (AIMEC), dont le siège se trouve en Tunisie, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans l’accompagnement du processus d’intégration économique continentale.
En marge de sa participation aux travaux, le ministre s’est entretenu avec la vice-présidente de la Commission, Selma Haddadi Malika. Cet échange a porté sur le suivi des résultats de la visite de travail qu’elle avait effectuée en Tunisie les 18 et 19 juin 2026, ainsi que sur les moyens de soutenir le processus de réforme de la Commission et de renforcer la présence tunisienne au sein de ses structures.
Il s’est également entretenu avec le commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, Bankole Adeoye, avec lequel il a fait le point sur les principaux développements de la situation sécuritaire au Soudan et en Libye, à la lumière de l’évolution du contexte géopolitique international. Le ministre a souligné, à cette occasion, la nécessité d’intensifier les efforts pour endiguer la montée du terrorisme, en particulier dans la région du Sahel, à travers l’activation des mécanismes de dialogue, le renforcement des piliers de la stabilité régionale et l’adoption d’approches continentales globales et multilatérales. Il s’est en outre félicité de la position de l’Union Africaine à l’égard de la cause palestinienne, réaffirmant la position constante de la Tunisie aux côtés du peuple palestinien.
Le ministre a par ailleurs rencontré la directrice générale de l’Agence de développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), Nardos Bekele-Thomas, qui lui a présenté un aperçu des activités de l’Agence ainsi que des principaux projets qu’elle supervise en Tunisie. Il a, à ce propos, appelé à renforcer la coopération avec les structures nationales concernées et les acteurs du secteur privé.
Au cours de cette première journée de travaux, Mohamed Ali Nafti a par ailleurs tenu une série d’entretiens bilatéraux avec plusieurs de ses homologues africains, à savoir le chargé de la gestion du ministère des Affaires étrangères de Libye, Taher Al-Baour, le premier secrétaire du Cabinet et ministre des Affaires étrangères et du Commerce international du Kenya, Musalia Mudavadi, ainsi que la ministre d’État aux Affaires étrangères du Nigeria, Bianca Odumegwu-Ojukwu. Ces échanges ont porté sur les moyens de consolider la coopération bilatérale dans divers domaines avec ces pays frères, la préparation des prochaines échéances communes, ainsi que le renforcement des mécanismes de l’action africaine concertée.
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