Les marchés pétroliers ont connu une journée de relative stabilité jeudi, alors que plusieurs facteurs contradictoires influençaient les cours. Le Brent pour livraison en septembre a clôturé à 73,28 dollars le baril, en hausse de 0,05%, tandis que le WTI américain progressait de 0,06% à 70,04 dollars. Ces légères variations interviennent après une hausse de 1% enregistrée la veille par les deux références pétrolières.
Les annonces de l’administration Trump ont maintenu les marchés en haleine. Le président américain a évoqué la possibilité de nouvelles sanctions contre la Russie, y compris des droits de douane supplémentaires sur ses partenaires commerciaux, si le conflit en Ukraine ne trouvait pas de résolution dans les 10 à 12 jours. Cette position a créé des incertitudes sur les approvisionnements futurs, d’autant que la Chine, principal acheteur de pétrole russe, a également été mise en garde contre de possibles mesures commerciales. Parallèlement, les États-Unis ont renforcé leurs sanctions contre l’Iran, ciblant plus de 115 entités liées au programme nucléaire iranien.
Les données hebdomadaires sur les réserves pétrolières américaines ont surpris les analystes. Les stocks de brut ont augmenté de 7,7 millions de barils pour atteindre 426,7 millions, alors qu’une baisse de 1,3 million était anticipée. Cette accumulation s’explique principalement par une réduction des exportations. À l’inverse, les réserves d’essence ont diminué de 2,7 millions de barils, soit bien plus que les 600 000 barils prévus, indiquant une demande soutenue pendant la saison estivale.
Les traders semblent adopter une attitude prudente face à ces développements contradictoires. D’un côté, les tensions géopolitiques pourraient perturber les approvisionnements, tandis que de l’autre, l’augmentation des stocks américains exerce une pression à la baisse.
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