La Tunisie confirme son avance en matière de formation scientifique des femmes. Selon les déclarations de la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asmaa Jaberi, le pays occupe désormais la deuxième place mondiale pour le nombre d’étudiantes inscrites dans les filières scientifiques universitaires. En effet, les femmes représentent 66 % des diplômés, avec une présence particulièrement forte en médecine et dans les filières juridiques.
Lors d’un symposium régional organisé à Sousse, la ministre a annoncé une série de mesures visant à soutenir les femmes dans la création et le développement de leurs entreprises. Ces rencontres, qui se tiendront dans cinq régions du pays, ont pour objectif de renforcer les dispositifs d’accompagnement, de financement et de commercialisation, en ciblant notamment les petites et microentreprises dirigées par des femmes. Le gouvernement souhaite ainsi favoriser leur croissance pour qu’elles puissent atteindre une taille plus importante. Bien que le taux de participation des Tunisiennes à la création d’entreprises corresponde à la moyenne mondiale, des efforts restent nécessaires pour améliorer leur accès aux financements et à des réseaux professionnels solides.
Si les Tunisiennes sont nombreuses à exceller dans les études supérieures, leur intégration dans le monde économique rencontre encore des obstacles. Le manque de capitaux et de soutien institutionnel limite souvent leur capacité à développer des projets à grande échelle. Pourtant, leur potentiel est indéniable, comme en témoigne leur forte représentation dans des secteurs clés tels que la santé et la justice. Les initiatives annoncées par le gouvernement pourraient donc jouer un rôle déterminant dans les années à venir, à condition qu’elles s’accompagnent de moyens concrets et d’une réelle volonté de changement.