Alors que l’inflation montre de légers signes de ralentissement, les Tunisiens continuent de consacrer la plus grande part de leurs dépenses à se nourrir. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), 26,2 % des dépenses des ménages sont orientées vers les produits alimentaires, loin devant les postes du logement, de l’énergie ou encore du transport.
Invité sur les ondes de la Radio Nationale ce jeudi 7 août 2025, Elyes Asmi, directeur central des statistiques et de la conjoncture économique à l’INS, a précisé que l’inflation s’est légèrement repliée, passant de 5,4 % en juin à 5,3 % en juillet. Un chiffre en baisse par rapport au début de l’année, où le taux avoisinait les 6 %. « Ce taux permet d’évaluer le rythme d’augmentation des prix par rapport à la même période de l’année précédente », a-t-il expliqué.
L’Institut suit de près l’évolution des prix à travers une série d’indicateurs : panier de consommation de référence, enquêtes sur les dépenses et la consommation des ménages réalisées tous les cinq ans, et collecte de données dans différentes zones du pays. Que ce soit dans les grandes surfaces, les épiceries ou les marchés hebdomadaires, les hausses sont relevées de manière à refléter au mieux la réalité des différentes couches sociales.
Asmi a souligné que l’impact réel de l’inflation sur les consommateurs varie selon la nature des produits concernés. « Les ménages à faible revenu dépendent fortement des produits subventionnés », a-t-il noté. Il a d’ailleurs salué la décision de l’État de maintenir les mécanismes de subvention, tout en plaidant pour une meilleure orientation afin que l’aide profite effectivement à ceux qui en ont besoin.
Enfin, le responsable a rappelé que ces données sont essentielles pour les ministères de l’Économie, des Finances et du Commerce, mais aussi pour la Banque centrale, dont la politique monétaire est directement influencée par le niveau de l’inflation.