Le Léviathan, monstre biblique, resurgit, aujourd’hui, sous les traits machiavéliques de Netanyahu, le criminel de guerre cynique et diabolique. Sa démolition systématique des habitations à Gaza va au-delà du bâti détruit. Sous les décombres amoncelés par les frappes répétées gît le mobilier avec les souvenirs à jamais enterrés. Outre les murs ou les objets, la vie sociale globale devient la proie engloutie par le sionisme, ce Léviathan impuni. Quand Aristote, en cela précurseur de la sociologie, écrit, au IVe siècle avant J.C. que « l’homme est un animal politique », zoon politicon, il rejoint ce propos de Platon : « Ce qui donne naissance à la société, c’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même ». La famine artificielle sépare la personne individuelle de ses multiples semblables, fussent-ils boulanger, semeur ou laboureur. Adam Smith, l’économiste écossais, fondateur de l’économie politique, écrit : «Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt ». La destinée de chacun a partie liée avec celle de ses concitoyens.
Dans ces conditions, théoriques et pratiques, le crime génocidaire, multisectoriel, n’épargne ni l’échange économique ni l’organisation politique…
Pour Netanyahu, l’assassinat ciblé ou pas ne suffit pas. La disparition de la société palestinienne demeure son objectif décisif et définitif. Pourquoi donc accorder un visa à des gens qui n’existent pas ?
Avec ou sans guerre génocidaire, la famine meurtrière mène au cimetière. Pour le sinistre Charles Kushner, « la reconnaissance d’un État palestinien est une illusion » car le peuple palestinien demeure voué par Netanyahu et Trump, à la disparition planifiée. L’ambassadeur des Etats-Unis en France accuse Macron d’“ingérence” quand il annonce la prochaine reconnaissance d’un Etat palestinien.
Pour ce crétin, c’est là « enhardir le Hamas ». Affamer, tuer, démolir visent la table rase où fleurira la Riviera protégée, ad vitam aeternitas, par Dimona que la France édifia… Le 29 août, Israël déclare Gaza-ville « zone de combat dangereuse » mais sans demander à la population d’évacuer car ce dernier bastion du Hamas doit y demeurer pour offrir à Tsahal une occasion d’achever l’ennemi juré.
Pendant ce temps, le parrain de la famine parle encore de l’après-conflit gazaoui.
Semblable division des tâches illustre la guerre des lâches. Sans foi ni loi, ils refusent le visa réglementaire à la délégation palestinienne désireuse de participer à la réunion de l’ONU. Le prétexte préfabriqué serait le refus de la paix par l’OLP.
L’installation du siège onusien aux Etats-Unis, marqueur d’un ordre mondial obsolète, charrie l’expression d’une flagrante aberration. La judaïsation de l’autorité américaine exclut toute justice reconnue à la cause palestinienne. La famine illustre la tactique hébraïque de l’Amérique.
Comment attendre la neutralité internationale d’une formation cannibale ?
L’impérialisme gangrène l’ordre mondial. A Shangaï, avec d’autres pays, Chine et Russie voudraient damer le pion au monstrueux duo israélio-américain.
A Gaza, le Hamas montre la voie car c’est maintenant que prend sens l’action. Les sionistes attaquent Gaza-ville mais le Hamas résiste. Selon Héraclite, une loi terrible rend le temps irréversible car, dit-il : « On ne peut pas entrer deux fois dans le même fleuve ».A la façon de l’eau, le temps coule et emporte, avec lui, soit la victoire, soit le déboire. Après le méphistophélique recours aux bipers, l’«Opération chariots de Gédéon 2 » avec ses bombes fumigènes exhibe la manière dont le sionisme, alter ego du
nazisme, ne recule devant aucune procédure inhumaine.
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