L’expert économique, Aram Belhaj, est revenu, dans un post publié mardi sur sa page Facebook, sur l’annonce de la mise en circulation d’un nouveau billet de banque de cinquante dinars, de type 2022, à compter du 23 septembre 2025. Cette nouvelle émission monétaire, bien que technique en apparence, a suscité de nombreuses interrogations quant à ses raisons profondes et à ses implications économiques.
Selon l’analyse de l’expert, l’introduction d’un nouveau billet de haute valeur faciale, sans retrait équivalent des anciens billets de la même dénomination, et en l’absence d’une augmentation significative des échanges économiques réels, laisse présager une motivation moins neutre qu’il n’y paraît. De plus, l’absence de communication claire et proactive de la part de la Banque centrale – qui est pourtant l’acteur émetteur – renforce l’idée que cette opération pourrait ne pas être uniquement d’ordre logistique ou esthétique.
Dans ce contexte, l’explication la plus plausible serait que cette démarche vise à s’adapter au rythme élevé de l’inflation dans le pays. En d’autres termes, lorsqu’on met en circulation des billets de grande valeur nominale, cela peut être interprété comme un signal indirect de la perte de pouvoir d’achat de la monnaie : ce que l’on pouvait acheter auparavant avec un montant plus faible nécessite désormais des sommes plus importantes.
Cette interprétation rejoint l’idée que l’inflation galopante pousse les autorités monétaires à ajuster les instruments de paiement disponibles pour les rendre plus adaptés aux nouvelles réalités économiques. Ainsi, cette décision, loin d’être anodine, serait un indicateur implicite mais clair de la persistance – voire de l’aggravation – du phénomène inflationniste dans le pays.
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