Entre autres, le coordinateur de « Soumoud » critique certaines grandes surfaces pourvoyeuses de fonds aux assassins israéliens. Sans remettre en question l’accusation, ses contradicteurs lui opposent le côté bénéfique de ces commerces de proximité, si pratiques pour les citoyens du coin. Le 11 septembre, à l’IRMC, Lilia Blili Témime prononce une conférence ayant pour thème « La Tunisie ottomane ».
Ancienne amie, Lilia me dit : « Tout le monde le sait, Carrefour envoie de l’argent à Israël. Mais c’est tout près de chez moi et j’y vrais. » Je lui réponds : « Moi aussi. »
L’aberration de la normalisation étant bannie, en Tunisie, vu sa mise à profit par la folie meurtrière, les sionistes parvinrent à contourner le rejet. L’association avec un citoyen tunisien affecté aux démarches administratives permet d’éluder la prohibition et l’intense aversion. C’est donc à ce niveau que l’intervention, souveraine, assainirait la situation.
Il appartient aux Tunisiens associés aux infiltrés israéliens dans l’exploitation des grandes surfaces de rompre ce lien malsain afin de tunisifier ces magasins.
A l’heure où le mandarin américain et son poulain prétendent sanctionner la Tunisie accusée de soutenir les Palestiniens, cette mesure de rétorsion commerciale serait proverbiale. Par son veto récidiviste et salaud, l’Amérique ne défend pas le judaïsme, frère jumeau du christianisme et de l’islamisme, elle protège le cynisme génocidaire et le racisme du sionisme. Aujourd’hui, les tentacules de la pieuvre machiavélique, étendues partout, pompent les finances nécessaires à l’armée génocidaire.
Au vu d’horribles exactions, survient le début des réactions. L’Espagne boycotte les marchandises produites par les colons sionistes sur les territoires occupés. Le 19 septembre à Carrefour, Mounir Ben Ahmed, ancien garde du corps de Ben Ali, me dit : « Plusieurs clients ne viennent plus ici. Carrefour finance les sionistes et tout le monde le sait maintenant.»
Jusqu’à présent, le maintien de profits sionistes en Tunisie contredit le ressenti par les franges élargies du pays. Ne pas éprouver la répulsion de la « normalisation », pour de l’argent, renie l’appartenance à la société où advint sa naissance. Dans « Les confessions », Saint-Augustin écrivait : « Notre liberté est une liberté de manchot. » Il s’agirait, alors, de soigner le bras malmené. A sa façon psychanalytique, Sigmund Freud rejoint Saint-Augustin : « Le moi n’est pas maître dans sa propre maison ». Ces deux propos seraient à méditer au pays d’où le bourguibisme dégagea le colonialisme. Le ciblage des négociateurs palestiniens à Doha démontre, à la fois, le trait tiré sur la trêve et la croix flanquée sur la solution à deux États.
L’accélération et l’extension de l’usurpation répliquent à la reconnaissance d’un État palestinien par dix pays européens lors de la tenue de la 80e Assemblée générale de l’ONU.
Outre les protestations diplomatiques, l’unique manière de répliquer à la guerre déclenchée par l’adversaire sanguinaire demeure la guerre. Mais l’ennemi étant l’Amérique satanique et son veto machiavélique, le rapport des forces donne à réfléchir pour conjurer le pire. Au IVe siècle avant J.C. Aristote écrivait : « L’homme est un animal raisonnable. »
Désolé, Saint-Paul de Tarse ajoute, au premier siècle après J.C. : « Ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas, mais ce que je déteste, c’est cela que je fais. » Tajri erriyahou bima la tachtahi essoufounou.
Pourtant, contre vents et marées, le Hamas ne cesse de lutter. Face aux dénégations ostentatoires et peu crédibles de Trump, il va même jusqu’à déclarer les Etats-Unis complices de la frappe sioniste au Qatar où veille la plus grande base du Moyen-Orient. L’émir aura beau avoir offert l’avion mirobolant au président américain, pareille lèche ne sert à rien. Car, des années 45 à nos jours, la filiation hébraïque associe Hannah Arendt à Marco Rubio. Après l’épreuve des camps allemands, il s’agissait de grimper sur les hauteurs d’Etats européens et du pouvoir américain. C’est fait. Le noyautage des médias ne manque pas.
Le 19 septembre, les animateurs de LCI, propagandistes sionistes, minimisent les effets de la reconnaissance, par Macron, d’un État palestinien, vu la situation sur le terrain. Ce propos, colonialiste et idiot, gomme le possible déplacement de colons israéliens tout comme furent déplacés les Palestiniens.
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