L’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP) a annoncé un plan de développement visant à doubler le nombre de personnes formées annuellement d’ici 2030, passant de 45 000 à près de 90 000 bénéficiaires . Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de développement national 2026-2030. L’objectif est de moderniser l’offre de formation pour répondre aux besoins du marché du travail, notamment dans le contexte de la révolution industrielle.
Lors d’une visite au Centre sectoriel de formation en électronique de Sfax, le directeur général de l’agence, Elyes Cherif, a présenté de nouvelles plateformes spécialisées dédiées à l’Industrie 4.0 et au déploiement des réseaux de fibre optique. Les premières sessions de formation dans des filières techniques telles que l’électronique, l’informatique, la mécanique et la mécatronique débuteront dès février 2026. Cette initiative vise à mieux adapter l’offre de formation aux compétences requises par les entreprises. Par conséquent, l’ATFP collabore également avec la Chambre nationale du cuir et de la chaussure pour moderniser et accroître la compétitivité de ce secteur.
La stratégie de l’ATFP repose sur une double approche : d’une part, le développement de formations de pointe dans les domaines technologiques, et d’autre part, la modernisation des secteurs traditionnels. En effet, la collaboration avec la Chambre nationale du cuir et de la chaussure illustre la volonté d’étendre les efforts de modernisation au-delà des seules technologies. Cette orientation sectorielle permet de cibler des besoins spécifiques en compétences. Ainsi, le déploiement des nouvelles formations s’effectuera de manière progressive, en commençant par les filières identifiées comme prioritaires.
Le plan de l’ATFP représente un changement d’échelle significatif. Le doublement des capacités de formation nécessite une adaptation des infrastructures et des ressources humaines. La mise en œuvre débutera concrètement en février 2026 avec le lancement des premières sessions dans les domaines techniques annoncés. Cette phase initiale servira probablement de test pour les méthodes pédagogiques et les équipements utilisés. À plus long terme, l’agence devra suivre l’adéquation entre les compétences enseignées et leur absorption effective par le marché du travail pour atteindre son objectif final.