Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a publié un communiqué précisant les modalités pratiques du mouvement national prévu le jeudi 20 novembre, à Tunis et dans les régions. Cette mobilisation vise à défendre l’unité du secteur, la liberté des journalistes et leur dignité professionnelle.
Les journalistes sont appelés à participer au rassemblement national prévu à la Kasbah à partir de 10h30. Dans les régions, ils doivent prendre part aux mouvements locaux devant les sièges des gouvernorats, également à partir de 10h30. Tous les participants sont invités à porter le brassard rouge tout au long de la journée, aussi bien sur leur lieu de travail que lors des rassemblements.
Le SNJT rappelle que cette action s’inscrit dans le cadre de revendications jugées urgentes. Parmi celles-ci figurent la finalisation de la composition du comité indépendant chargé d’attribuer la carte de journaliste professionnel et la délivrance des cartes 2025, ainsi que le renouvellement immédiat des autorisations de travail pour les journalistes de la presse internationale et la levée des blocages administratifs.
Le syndicat demande également l’application immédiate des révisions des statuts de la radio et de la télévision publiques, l’accélération de la révision du statut de l’Agence TAP, et le versement des primes journalistiques et audiovisuelles. Le SNJT exige la fin de l’exclusion des journalistes indépendants du régime de l’auto-entrepreneur, la régularisation des situations précaires dans les médias publics et privés, et l’ouverture de concours de recrutement dans les médias publics conformément à la loi de finances 2026.
Parmi les autres revendications, figurent l’emploi des diplômés de l’IPSI dans les services de communication des ministères et établissements publics, la garantie de l’accès des journalistes aux audiences des tribunaux, et la libération des journalistes détenus pour des motifs liés à leur travail. Le syndicat appelle également à lever le gel des sites « Nawaat » et « Inkyfada », à mettre fin à l’instrumentalisation judiciaire et administrative contre les médias associatifs, et à cesser le harcèlement visant « Al-Qatiba » et « La Plateforme Juridique ».
Le SNJT invite enfin toutes les journalistes, rédactions, organisations de défense des droits humains et acteurs de la société civile à une participation massive à cette mobilisation, soulignant que l’heure est au rassemblement pour protéger la liberté de la presse et les garanties professionnelles des journalistes.