Lors de son intervention aux débats de la 39ᵉ édition des Journées de l’Entreprise, organisée vendredi 12 décembre à Sousse, l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin est revenu longuement sur la guerre à Gaza, un sujet sur lequel il s’est exprimé avec gravité et constance. Reconnu depuis des décennies comme l’un des défenseurs les plus engagés de la cause palestinienne sur la scène internationale, il a affirmé que la responsabilité de protéger le peuple palestinien « demeure entière ».
De Villepin a rappelé que toute démarche politique crédible doit d’abord répondre à l’urgence humanitaire. « Il convient d’abord de répondre à la souffrance de la population de Gaza, mais aussi à celle de la Cisjordanie, confrontée elle aussi à des douleurs immenses », a-t-il insisté. Selon lui, cette première étape est incontournable pour ouvrir la voie à une sortie de crise durable.
Il a estimé qu’un « chemin existe », malgré l’ampleur du désastre, et que les tragédies successives ont fini par convaincre la communauté internationale de la nécessité d’agir. Mais ce chemin, a-t-il souligné, ne pourra s’ouvrir réellement qu’à condition d’une volonté politique affirmée et d’une mobilisation continue des peuples. « Ce qu’il faut maintenant, c’est la capacité à se mobiliser pour que ce chemin puisse, demain, nous offrir les résultats que nous espérons », a-t-il déclaré.
Dominique de Villepin a rappelé que l’histoire impose de réparer les injustices pour éviter qu’elles ne se perpétuent. D’ailleurs, l’homme politique français a toujours considéré que la reconnaissance pleine et entière d’un État palestinien fait partie de ces réparations indispensables. « Toute injustice doit trouver réparation, sans quoi nous continuerons à porter le fardeau de cette injustice », a-t-il conclu, réaffirmant ainsi son appel à une solution politique fondée sur le droit, la justice et la dignité des peuples.