La ville de Redeyef dans le gouvernorat de Gafsa a été secouée par une vague d’indignation après le décès d’Azhar Ben Hamida, infirmière au service de nuit à l’hôpital local, succombant à de graves brûlures suite à un incident survenu lors de l’exercice de ses fonctions. Une marche de protestation a été organisée ce jeudi 25 décembre 2025 dans les rues appelant à rendre justice à une victime de la négligence.
Azhar Ben Hamida travaillait seule, de nuit, dans des conditions précaires. Victime d’un accident ayant entraîné des brûlures sévères, elle a été transférée en urgence au centre des grands brûlés de Ben Arous. Malgré les soins, elle a rendu l’âme. Un drame humain qui n’aurait jamais dû se produire. Pire encore, selon plusieurs témoignages concordants, le lieu de l’incident aurait été nettoyé et les murs ont été peints peu après, soulevant de lourdes questions sur la préservation des preuves et la transparence des faits.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Les profesionnels de santé ont observé une halte protestataire au sein de l’hôpital local, dénonçant des conditions de travail indignes, l’isolement du personnel de garde et l’absence de mesures de sécurité élémentaires. À l’extérieur, une marche populaire massive a parcouru Redeyef, portée par la colère, la tristesse et un sentiment d’injustice profond.
Nous y reviendrons avec plus de détails.
N.B: photo d’archives en marge du sit-in observé par le personnel de l’hôpital local de Redeyef au lendemain de l’incident.