Le département d’État américain a donné son accord, jeudi 19 mars 2026, pour des ventes d’armes d’un montant total de 16,46 milliards de dollars aux Émirats arabes unis et au Koweït. Ces deux pays sont directement concernés par les retombées du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran.
La décision est une réponse aux ripostes iraniennes contre l’agression aérienne menée conjointement par Washington et Tel-Aviv depuis la fin du mois de février. Téhéran a en effet lancé des salves de missiles et de drones qui ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels dans plusieurs pays de la région du Golfe. Ces nations ont par conséquent dû mobiliser d’importantes ressources militaires pour assurer leur protection face à ces attaques.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a justifié cette accélération des procédures en invoquant l’urgence de la situation. Il a déterminé et fourni une justification détaillée établissant qu’une urgence nécessite la vente immédiate de ces équipements militaires. Qui plus est, cette procédure a permis de contourner l’exigence habituelle d’approbation par le Congrès.
L’essentiel du montant total est consacré à des systèmes de détection et de défense contre les menaces aériennes. La plus importante transaction, d’une valeur de 8 milliards de dollars, porte sur des radars de défense aérienne et antimissile de niveau inférieur. Ces équipements sont conçus pour suivre des cibles à haute vitesse et transmettre les données à un réseau de défense antimissile.
Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont obtenu l’autorisation d’acquérir un radar de discrimination à longue portée pour un montant de 4,5 milliards de dollars. Ce système est spécifiquement dédié au suivi des menaces balistiques.
Le même pays bénéficie d’autres équipements dans le cadre de ce contrat. Il s’agit notamment de systèmes conçus pour neutraliser les aéronefs sans pilote de petite taille, pour un coût de 2,1 milliards de dollars. S’ajoutent à cela des missiles air-air avancés évalués à 1,22 milliard de dollars, ainsi que des munitions et des mises à niveau pour ses avions de combat F-16, dont la facture s’élève à 644 millions de dollars.