À l’occasion du 26ᵉ anniversaire du décès du leader Habib Bourguiba, 1er président de la Tunisie républicaine et indépendante, le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu aujourd’hui, le 6 avril 2026, à Monastir pour lire la Fatiha sur l’âme du défunt président et rendre hommage au leader du mouvement national pour l’indépendance.
Cette cérémonie, qui a eu lieu au mausolée de la famille Bourguiba à Monastir, en présence de plusieurs responsables nationaux et régionaux ainsi que des membres de la famille Bourguiba, a été l’occasion de rendre hommage au défunt leader et de mettre l’accent sur certaines questions d’actualité.
Le chef de l’État, évoquant la guerre qui se déroule actuellement dans la région du Golfe, a réitéré sa position concernant le besoin, au niveau des relations internationales actuelles, d’une nouvelle légitimité basée sur les dimensions humaines, comme alternative à la légitimité actuelle qui s’écroule d’une manière permanente et constante.
Plusieurs autres questions ont été évoquées par le président, entre autres la situation de la télévision nationale, appelée à « revoir son discours, à bannir certains termes devenus obsolètes et à être au rendez-vous de l’Histoire ».
Les défis qui entravent le droit du citoyen à bénéficier de ses pleins droits au niveau des services fournis par l’État, notamment en ce qui concerne « son droit à des services de santé, de transport et d’éducation de qualité », ont été à leur tour évoqués. Le chef de l’État continue, encore une fois, à s’attaquer à l’administration tunisienne, l’accusant de « saboter » plusieurs projets d’envergure qui ne peuvent que profiter au bien-être du citoyen, et ce, par la persistance de procédures administratives et bureaucratiques lentes, ainsi que le désengagement de plusieurs acteurs administratifs.
Il a, en outre, indiqué que l’effort pour récupérer les fonds publics détournés se poursuit, affirmant que ces fonds doivent être restitués car ils doivent profiter au citoyen.
La situation de certaines entreprises publiques en difficulté, à l’instar de la Pharmacie Centrale de Tunisie, a été évoquée par le président de la République. Il a indiqué que des machinations visant à céder ces entreprises au secteur privé sont derrière les difficultés par lesquelles elles passent. Il a souligné, dans ce cadre, qu’aucune entreprise publique ne sera cédée.