Le Conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) a décidé d’entamer une série de mouvements de protestation régionaux et nationaux, en réaction à ce qu’il qualifie de « mépris » des revendications de la profession et à la dégradation de la situation dans les tribunaux tunisiens.
Dans un communiqué publié ce mercredi, le Conseil a annoncé l’organisation de plusieurs grèves générales régionales selon un calendrier progressif. La première concernera les tribunaux du Grand Tunis, de Nabeul et de Zaghouan le mardi 19 mai 2026, avec un rassemblement prévu au palais de justice de Tunis.
D’autres mouvements suivront dans les différentes régions du pays :
- le 21 mai à Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef et Siliana ;
- le 25 mai à Sfax, Gafsa, Tozeur et Sidi Bouzid ;
- le 1er juin à Médenine, Gabès, Kébili et Tataouine ;
- et le 8 juin à Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et Kasserine.
Chaque journée de grève sera accompagnée d’un rassemblement devant le tribunal de première instance de la région concernée.
Le Conseil de l’Ordre a également décidé du port du brassard rouge par l’ensemble des avocates et avocats à partir du 18 mai 2026, afin d’exprimer le rejet par la profession de l’ignorance de ses revendications.
Par ailleurs, une grève générale nationale est prévue le jeudi 18 juin 2026 dans l’ensemble des tribunaux du pays, avec un rassemblement central au Palais de justice de Tunis. Une conférence de presse sera ensuite organisée pour exposer à l’opinion publique la situation actuelle du secteur judiciaire.
L’Ordre des avocats a enfin affirmé sa détermination à poursuivre « toutes les formes de lutte » pour défendre les revendications de la profession, le service public de la justice et les garanties d’un procès équitable.