Une journée de plaidoirie s’est ouverte le 22 mai au siège de l’ALECSO, organisée par la Chaire pour l’arbitrage commercial international. Destinée aux étudiants de Master de la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, l’exercice permet de sortir du carcan de la théorie pour se confronter directement aux exigences pratiques de la plaidoirie : gestion du stress, éloquence, réactivité. Après une première édition organisée en français, la récente édition s’est déroulée entièrement en anglais. Après l’analyse de leur CV et de leur maîtrise de la langue, des étudiants anglophones ont été sélectionnés pour se prêter à l’exercice.
Cette journée clôt des sessions intensives de formation et de coaching, au nombre d’une vingtaine environ, menées par un comité composé des professeures Najet Brahmi et Rym Ben Khelifa, ainsi que de Nouha Chebbi et Aicha Ben Mohamed. Le jour J, les étudiants ont pu évaluer leurs compétences devant un jury composé d’experts du domaine : le professeur Sami Bostanju, Hafedh Stanbouli et Riadh Touiti.
Selon Maître Najet Brahmi, directrice de cette chaire, avocate et professeure en droit à la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, cette initiative vise à pousser les étudiants vers l’excellence. Après le passage des étudiants à la barre, elle a confié au micro de Réalités Online : « Très sincèrement, nous avons été très fiers d’eux parce que nous avons vu le fruit de l’encadrement et celui de leur engagement. Ils étaient tous investis et nous avons beaucoup apprécié cet engagement. »
L’un des participants, déjà familier de l’exercice pour avoir pris part aux deux éditions, a souligné l’importance de cette expérience dans son parcours universitaire et personnel. « Elle m’a permis d’évaluer mes compétences en droit, en plaidoirie et en travail d’équipe. » Au-delà de l’aspect purement académique et professionnel, il a particulièrement apprécié l’ambiance des sessions de coaching.
Le participant a également rappelé que cette initiative, organisée en partenariat avec la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis et le Campus Manar, offre aux étudiants l’occasion de mettre en pratique leurs connaissances académiques. « À la faculté, l’enseignement reste principalement théorique. Ici, nous pouvons enfin pratiquer la plaidoirie et découvrir les exigences réelles du métier », a-t-il affirmé. Les consignes du comité de coaching et les conseils des experts lui ont été précieux, a-t-il finalement ajouté.
Romane Losardo