A l’approche de sa 26ème édition, qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain, le Festival du Film Arabe de Rotterdam vient de dévoiler la composition de ses jurys. Au-delà des attentes cinéphiles, une évidence s’impose : cette année, la Tunisie s’affirme comme la véritable clé de voûte critique de l’événement, occupant un tiers des sièges des jurés à travers trois figures majeures de sa scène artistique.
Cette présence transversale témoigne de la vitalité et du prestige dont jouit le cinéma tunisien à l’international. Dans la catégorie reine des longs-métrages de fiction, c’est la réalisatrice et productrice Imen Ben Hassine qui portera le regard tunisien. Reconnue pour l’audace de ses œuvres et sa capacité à interroger les dynamiques sociopolitiques contemporaines, elle apportera son exigence technique et sa vision engagée au cœur des délibérations les plus convoitées du festival.
Le genre du réel ne sera pas en reste. Pour la compétition des films documentaires, le festival a fait appel à l’expertise de Mongi Farhani. Ce réalisateur tuniso-néerlandais incarne à lui seul la philosophie de ce rendez-vous : un pont culturel entre deux rives. Sa double culture et sa maîtrise du cinéma d’auteur seront des atouts précieux pour évaluer la profondeur des œuvres en lice.
Enfin, la consécration ultime revient à la littérature et au format court. L’écrivaine et poétesse tuniso-néerlandaise Lamia Mokaddem a été nommée Présidente du jury de la compétition des courts-métrages. Installée aux Pays-Bas, cette figure intellectuelle majeure saura guider les débats grâce à sa sensibilité artistique et son amour du récit condensé.