Une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, présidée par Marco Rubio, secrétaire d’État américain, s’est tenue le 2 juin afin d’évoquer notamment la guerre au Moyen-Orient. Interrogé par les sénateurs, Marco Rubio a affirmé que la volonté de Benjamin Netanyahu d’établir un contrôle militaire permanent sur 70 % du territoire de la bande de Gaza entrait en contradiction directe avec la feuille de route et le plan de paix défendus par l’administration américaine.
Benjamin Netanyahu a annoncé la semaine dernière avoir ordonné aux Forces de défense israéliennes de prendre le contrôle de 70 % de la bande de Gaza, après avoir reconnu une semaine plus tôt qu’Israël détenait déjà 60 % du territoire.
Marco Rubio a également réitéré l’opposition des États-Unis à toute tentative d’annexion unilatérale de la Cisjordanie. Selon lui, une telle initiative ruinerait définitivement les perspectives de stabilité régionale.
Face aux critiques sur la gestion de la crise, Rubio a défendu le bilan humanitaire des États-Unis. Il a rappelé que Washington restait l’un des principaux bailleurs de fonds de la réponse d’urgence, mettant en avant le déblocage de centaines de millions de dollars. Ces fonds, a-t-il précisé, sont acheminés directement par l’intermédiaire du Programme alimentaire mondial afin de tenter de répondre à l’urgence humanitaire à Gaza.
L’audition a également été brièvement interrompue par des militants propalestiniens qui ont exigé l’arrêt du soutien militaire à Israël. Présents dans les tribunes du public, ces manifestants ont brandi des slogans et scandé des appels à la suspension immédiate de l’aide militaire américaine à l’armée israélienne.