Le bureau de presse de la 46e édition du festival a annoncé ce mercredi 8 juillet 2026 que seules les entités médiatiques disposant d’un statut juridique seront autorisées à couvrir l’événement.
Dans un communiqué officiel, la direction de la communication du Festival International de Sfax a défini les critères d’accès à la couverture médiatique de sa 46e édition. L’administration du festival indique qu’elle collaborera exclusivement avec les institutions de presse et les sites électroniques qui remplissent les conditions légales et détiennent les autorisations requises, conformément à la législation en vigueur.
Le communiqué précise que les initiatives personnelles ainsi que les comptes et pages sur les réseaux sociaux ne bénéficiant pas du statut d’institution médiatique ou d’une autorisation légale ne pourront pas obtenir d’accréditation. Le bureau de presse a souligné que cette mesure vise à faire respecter le cadre juridique régissant la profession, tout en exprimant sa considération pour l’activité des différents acteurs sur les plateformes numériques.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes au sein du secteur médiatique tunisien. Depuis plusieurs sessions culturelles, les journalistes professionnels expriment régulièrement leur indignation face à ce qu’ils qualifient de prolifération d’« intrus » et d’« influenceurs » lors des conférences de presse et des événements officiels des festivals.
Les professionnels des médias dénoncent une marginalisation de leur corps de métier. Ils estiment que la présence non régulée de créateurs de contenu non soumis aux règles déontologiques de la presse nuit à la qualité de la couverture journalistique et entrave l’exercice de leurs fonctions.
En limitant l’accès aux seules structures légalement reconnues, le Festival de Sfax applique une mesure d’encadrement qui répond directement aux revendications des syndicats et des professionnels de la presse en faveur d’un assainissement du paysage médiatique culturel. D’ailleurs, cette mesure a été largement saluée par le corps journalistique ainsi qu’une grande partie de l’opinion publique, qui y voient un pas vers la réhabilitation du travail d’information. Pour de nombreux observateurs, cette initiative constitue un précédent attendu, et les regards se tournent désormais vers les directions des autres festivals nationaux afin qu’elles emboîtent le pas et généralisent cet encadrement de la couverture médiatique culturelle.