Les États-Unis ont rouvert une campagne diplomatique visant à démanteler la Cour pénale internationale (CPI), qui représente, selon le gouvernement américain, une menace pour ses citoyens et sa souveraineté.
Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a de nouveau lancé lundi 13 juillet une « campagne diplomatique » contre la CPI, disant vouloir la démanteler « brique par brique ». Pour lui, cette initiative mobilisera l’ensemble de l’appareil gouvernemental « pour paralyser systématiquement la capacité de la CPI à opérer, à cibler des militaires ou des responsables américains ».
Créée en 1998 après le génocide au Rwanda et en ex-Yougoslavie, cette institution est chargée de juger les auteurs de génocide, d’agression, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Cette campagne devrait inclure de nouvelles sanctions. L’administration Trump a annoncé qu’elle ferait pression sur d’autres pays pour qu’ils se retirent de la Cour, l’objectif étant d’isoler l’institution et de la priver de tout soutien politique et financier.
En février 2025, peu après le retour au pouvoir de Donald Trump, Washington avait imposé des gels d’avoirs et des interdictions de voyager à plusieurs responsables de la CPI, à la suite d’un mandat d’arrêt émis contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ex-ministre de la défense Yoav Gallant.