Le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), Wajih Dhakar, a vivement dénoncé, dans une publication sur les réseaux sociaux, les conséquences des coupures d’électricité sur le fonctionnement des établissements de santé en Tunisie, évoquant une série de dysfonctionnements qu’il juge « anormaux ».
Selon lui, les interruptions d’alimentation électrique ne devraient ni toucher les citoyens, ni affecter les hôpitaux. Il estime également qu’il est inadmissible que certains établissements de santé ne disposent pas de groupes électrogènes fonctionnels ou que ces équipements ne permettent qu’une alimentation partielle des services.
Wajih Dhakar cite notamment le cas de l’hôpital de Mahdia, où, selon ses déclarations, une pénurie d’eau a été constatée à la suite de perturbations touchant également le réseau de la SONEDE, contraignant les équipes à s’approvisionner auprès d’habitants vivant à proximité de l’établissement.
Le président de l’OTJM évoque également un épisode survenu, selon lui, au service de réanimation néonatale de l’Hôpital Wassila Bourguiba, à La Rabta. Il affirme qu’une coupure d’électricité a affecté des équipements de ventilation artificielle destinés aux nouveau-nés, entraînant le déclenchement d’une situation d’urgence. D’après son récit, des médecins auraient été rappelés en urgence afin d’assurer une ventilation manuelle des nourrissons, tandis que des contacts auraient été pris avec d’autres services de néonatologie du Grand Tunis pour organiser un éventuel transfert des patients. Il précise qu’aucun décès n’a finalement été enregistré.