La ville de Kalaâ Kebira a célébré le 7art lors de la onzième édition de son Festival estival « Maraya Al-Founoun » (Miroirs des Arts). Événement phare de cette soirée du 17 août, la projection du nouveau long-métrage de Kais Chekir, « Sahebk Rajel 2 », a rassemblé une foule immense, concrétisant une symbiose parfaite entre le public et le grand écran.
Cette ferveur populaire prolonge une trajectoire remarquable : depuis sa sortie, le film s’affirme comme un jalon majeur du cinéma tunisien contemporain, suscitant une adhésion massive aux quatre coins du pays. Le récit replonge les spectateurs dans les aventures décapantes du duo « Azzouz » et « Mehdi », à travers une intrigue trépidante où s’entremêlent courses-poursuites dynamiques, traits d’esprit rafraîchissants et touches de romance. Le projet s’appuie sur une distribution chevronnée réunissant des figures marquantes de la scène comique tunisienne, à l’image de Karim Gharbi, Yassin Ben Gamra, Slah Msaddek, Sofiene Dahech, Younes Ferhi et Samira Magroun.
Pour autant, cet arrêt sur image n’épuise pas l’ambition de l’événement. Le comité d’organisation entend faire de « Maraya Al-Founoun » l’écho fidèle de la création artistique dans toute sa pluralité. Le festival déploie une programmation foisonnante qui fait se côtoyer lectures poétiques introspectives, créations théâtrales en prise direct avec la société, soirées musicales entraînantes, échanges littéraires fertiles et fresques chorégraphiques issues du patrimoine traditionnel.
En plaçant cet éclatement des genres au cœur de sa démarche, la direction façonne l’identité singulière du rendez-vous. Dépassant la simple succession de spectacles, la manifestation élabore un itinéraire culturel fédérateur qui s’adresse à tous les âges. Désormais incontournable dans le paysage estival de Kalaâ Kebira, « Maraya Al-Founoun » réaffirme sa promesse fondamentale : marier mémoire et modernité, divertissement populaire et exigence de création.