Le gouvernement américain a annoncé, le 19 août 2026, un nouveau train de mesures restrictives à l’encontre de la Présidente de la Cour pénale internationale (CPI) et d’un membre du Bureau du Procureur. Ces sanctions s’ajoutent à celles déjà imposées à onze magistrats de l’institution, portant ainsi à treize le nombre de personnalités de la Cour ciblées par Washington. La France a réagi officiellement par la voix de son porte-parole adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en dénonçant fermement ces agissements.
Paris a exprimé sa désapprobation la plus nette à l’égard de toutes formes de menaces et de mesures coercitives dirigées contre la Cour, son personnel ainsi que les organisations de la société civile qui lui apportent leur appui. De telles pratiques constituent, selon la France, une atteinte directe à l’institution judiciaire et à l’ensemble des 125 États parties au Statut de Rome. Par ailleurs, elles heurtent de plein fouet le principe fondamental de l’indépendance de la justice, sur lequel repose l’action de la juridiction pénale internationale. En conséquence, la France a tenu à manifester sa pleine solidarité envers les magistrats visés par ces nouvelles sanctions.
Cette prise de position s’inscrit dans une continuité diplomatique maintenue par les autorités françaises. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères avait déjà réaffirmé le soutien indéfectible de la France à la CPI lors de ses entretiens avec la Présidente de la Cour en septembre 2025, puis avec le Procureur adjoint en juillet 2026. La Cour pénale internationale occupe, d’après la diplomatie française, une place centrale dans la lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves. En lien avec ses partenaires européens et les États parties au Statut de Rome, la France se dit pleinement mobilisée pour permettre à l’institution de poursuivre sa mission dans des conditions d’indépendance et d’impartialité. À cela s’ajoute que cette démarche vise à garantir que justice soit rendue aux victimes, conformément aux principes du droit international humanitaire.