Le parquet a ordonné, vendredi 21 août 2026, le placement en garde à vue du militant Saïfeddine Arafaoui pour une durée de 48 heures, après son audition par la brigade de lutte contre la criminalité d’El Gorjani.
Selon les informations disponibles, cette décision intervient dans le cadre d’une enquête liée à une publication mise en ligne par Arafaoui sur sa page Facebook. La publication reprenait notamment des slogans scandés lors de la marche organisée par l’opposition le 20 août dernier.
Saïfeddine Arafaoui a été conduit au siège de la brigade de lutte contre la criminalité d’El Gorjani, où il a été interrogé avant que le parquet ne décide de son placement en garde à vue pour 48 heures.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.
Pour sa part, le mouvement Nafas a dénoncé, samedi 22 août 2026, le placement en garde à vue de son militant tout en appelant à sa libération.
L’ONG a confirmé que cette mesure fait suite à une publication mise en ligne par l’activiste sur sa page Facebook, dans laquelle figuraient des slogans scandés lors de la manifestation organisée par le mouvement le 20 août 2026.
Nafas a affirmé que cette arrestation intervient dans un contexte de « poursuites visant les militants de la société civile et politique et les personnes exprimant librement leurs opinions ». Le mouvement considère que le placement en garde à vue de son membre constitue une nouvelle atteinte, selon lui, à l’exercice des libertés publiques et au droit à la participation aux mobilisations pacifiques.
Le mouvement a exigé la libération immédiate de Saïfeddine Arafaoui et l’arrêt des poursuites engagées à son encontre. Il rejette également le recours aux appareils de l’État pour, selon ses termes, « intimider les militants » et dissuader les citoyens d’exprimer leurs positions.
Nafas a rappellé par ailleurs que le journaliste Zied El Heni, membre du mouvement, avait lui aussi été arrêté le 28 avril 2026 dans le cadre d’une affaire liée à une publication sur Facebook.