L’Iran se dit prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours, à condition que les États-Unis réduisent leur pression militaire et lèvent le blocus visant les ports iraniens, a indiqué mardi 22 septembre 2026 un haut responsable iranien cité par Reuters.
Selon ce responsable, la proposition aurait été transmise à Washington par l’intermédiaire de médiateurs et prévoit la reprise de négociations visant à parvenir à une cessation durable des hostilités entre les deux pays. La délégation iranienne présente à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU disposerait, selon lui, de « pleins pouvoirs » pour relancer les discussions avec les États-Unis.
Le même scénario a été rapporté par l’agence japonaise Kyodo. Un responsable iranien a toutefois précisé qu’une rencontre directe entre le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain Donald Trump n’était pas prévue en marge de l’Assemblée générale, tout en évoquant une possibilité de progrès vers un accord.
Il convient toutefois de noter que Fars News, agence semi-officielle iranienne, a démenti ce mardi les informations faisant état d’une proposition de réouverture d’Ormuz en échange de la levée du blocus américain, affirmant que ces informations étaient « invalides et fausses ».
Un détroit au cœur de la crise énergétique
Le détroit d’Ormuz est au centre de la crise depuis plusieurs mois. Les restrictions sur la navigation ont fortement réduit le trafic maritime et perturbé les exportations de pétrole et de gaz du Golfe. Le 18 septembre, Reuters faisait état de seulement quatre navires de marchandises ayant transité par le détroit en une journée, contre une moyenne de 16 sur les dix jours précédents.
Les conséquences dépassent largement les rives du Golfe : le détroit constitue l’une des principales voies d’acheminement des hydrocarbures vers les marchés mondiaux. L’Agence internationale de l’énergie avait encore alerté, le 18 septembre, sur la persistance des perturbations des exportations pétrolières régionales et sur le risque de nouvelles tensions sur les prix si les approvisionnements restent durablement réduits.