Entre 400 et 500 lycées français doivent suspendre totalement ou partiellement les cours ce lundi 5 octobre, en raison de conditions de sécurité jugées insuffisantes, a annoncé dimanche le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Selon le ministre, un nombre similaire d’établissements avaient déjà interrompu les cours vendredi. La reprise doit toutefois être « partielle et progressive » lundi, en fonction de la situation dans chaque établissement.
Édouard Geffray a précisé que les fermetures étaient décidées lorsque les conditions nécessaires à la sécurité des élèves et des personnels n’étaient pas réunies, notamment en raison de dégradations des bâtiments ou des équipements, mais également lorsque des membres du personnel avaient été directement pris pour cible.
Depuis le début du mouvement lycéen, 24 établissements ont été « incendiés ou saccagés », selon le bilan communiqué par le ministre. Soixante-dix-huit personnels de l’Éducation nationale ont également été blessés. Le gouvernement fait par ailleurs état de milliers d’interpellations depuis le début de la mobilisation.
Le mouvement, lancé à la fin du mois de septembre en région parisienne autour de revendications portant notamment sur les moyens accordés aux établissements et les conditions d’études, s’est progressivement étendu à plusieurs régions françaises. Jeudi 1er octobre, près de 30 % des quelque 3 600 lycées du pays avaient été mobilisés, selon les données rapportées par Le Monde.
Le ministre de l’Éducation nationale a par ailleurs accusé des militants, notamment issus de l’« extrême gauche », de s’être mêlés au mouvement lycéen et d’avoir contribué, selon lui, à des violences mettant en danger élèves et personnels. Ces accusations sont contestées par des responsables du mouvement et par La France insoumise, qui a condamné les violences tout en reprochant au gouvernement de réduire la mobilisation à ses débordements.
Une nouvelle journée de mobilisation est annoncée pour mardi 6 octobre. Plusieurs organisations syndicales ont appelé à rejoindre les rassemblements, faisant craindre une nouvelle montée des tensions autour des établissements scolaires.