Les prêts d’honneur destinés aux particuliers ont enregistré une forte affluence dès leur mise à disposition. Par conséquent, les banques ont épuisé l’enveloppe qui leur était réservée dès le premier jour, alors que le nombre de bénéficiaires a atteint environ 14 200 personnes. Intervenant le lundi 5 octobre 2026 sur Mosaïque Fm, l’expert-comptable Sofiene Weriemi a indiqué que cet épuisement ne marque pas la fin du dispositif. Il s’agit d’une mesure temporaire visant à permettre aux commissions compétentes d’examiner les demandes ayant déjà obtenu un accord de principe. En plus, cette étape doit permettre de déterminer les dossiers qui pourront effectivement bénéficier du financement, conformément aux conditions fixées par le dispositif.
Sofiene Weriemi a précisé que le traitement des demandes est soumis à des règles strictes. Lorsqu’un demandeur obtient un accord de principe mais ne complète pas, au cours de la deuxième étape, les documents et pièces exigés, son dossier est automatiquement annulé. D’autre part, la place ainsi libérée revient à un autre demandeur inscrit sur la liste d’attente. Ce mécanisme vise à assurer une utilisation optimale des ressources financières disponibles et à permettre au plus grand nombre de demandeurs éligibles de bénéficier du dispositif. Le programme est mis en œuvre avec la participation de 19 établissements bancaires, chacun étant tenu d’affecter 8 % de ses bénéfices annuels au financement de ces prêts d’honneur destinés aux particuliers. Qui plus est, cette mobilisation financière a permis d’enregistrer plus de 14 000 bénéficiaires depuis le lancement de l’opération.
Le dépôt des demandes de prêt d’honneur via les plateformes numériques des banques a débuté le jeudi 1er octobre 2026. Le dispositif s’inscrit dans le cadre du décret n°148 de 2026, daté du 23 juillet 2026, relatif à la réforme des dispositions concernant les facilités bancaires et le régime des chèques. En sus, le texte prévoit que les banques consacrent 8 % de leurs bénéfices au financement de petits prêts sans intérêts. Les bénéfices réalisés par les banques au cours de l’année 2025 présentent des écarts importants. Ils ont atteint jusqu’à 385 millions de dinars pour la banque affichant le bénéfice le plus élevé, tandis que le bénéfice le plus faible s’est établi à environ 1,35 million de dinars. À cela s’ajoute que le décret fixe à 5 000 dinars le plafond du financement destiné aux particuliers. Pour les projets dont la valeur d’investissement ne dépasse pas 150 000 dinars, le plafond du financement est fixé à 10 000 dinars. Il atteint 25 000 dinars pour les petites et moyennes entreprises et les sociétés communautaires. Le dispositif repose ainsi sur une enveloppe alimentée par les bénéfices bancaires et destinée à financer, sans intérêts, différents profils de demandeurs.
MBY