Le ministère des Finances a rendu public un rapport consacré à l’exécution du budget de l’État à la fin du premier semestre 2026. Dans ce document, le département indique que les dépenses de rémunération ont atteint 12 184 millions de dinars à la fin du mois de juin 2026. Par ailleurs, ce montant représente une progression de 4,9 % par rapport à la même période de 2025. En outre, il correspond à un taux d’exécution de 48,2 % des prévisions inscrites dans la loi de finances de l’année en cours.
Le ministère des Finances rattache principalement cette augmentation à l’application de la première tranche de la hausse des salaires et des traitements dans le secteur public. D’autre part, cette revalorisation a été décidée en vertu de l’article 15 de la loi de finances de 2026 et couvre les années 2026, 2027 et 2028. Qui plus est, le rapport précise que les dépenses de rémunération de 2026 ont été calibrées en fonction de plusieurs paramètres.
À cela s’ajoute la décision de procéder à de nouveaux recrutements dans la limite de 51 878 postes. Cette orientation vise à soutenir la création d’emplois et à réduire le chômage. En sus, elle accorde la priorité aux titulaires de diplômes supérieurs ainsi qu’aux catégories pauvres et à revenus limités. Le ministère mentionne également la lutte contre les formes d’emploi non permanent, à travers l’application des dispositions de la loi n° 9 de 2025 relative à l’organisation des contrats de travail et à l’interdiction de la sous-traitance, ainsi que du décret n° 327 du 17 juin 2025 portant interdiction de la sous-traitance dans le secteur public.
MBY