Une grève générale est annoncée demain pour exiger des unités de santé permanentes dans les cités universitaires. Le drame du foyer universitaire de Sidi Mansour, à Sfax, où Rahma Dziri, une étudiante a perdu la vie, ravive la question de la prise en charge médicale en milieu universitaire. En réaction, l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) a appelé à une grève générale qui touchera demain l’ensemble des facultés et instituts supérieurs de la ville.
Pour l’organisation estudiantine, ce décès n’est pas un fait isolé. Elle pointe la récurrence des urgences médicales et des morts dans les résidences universitaires, qu’elle attribue à un manque criant de dispositifs de secours sur place. Elle déplore en particulier l’absence d’unités de santé permanentes, y compris dans les établissements qui accueillent le plus grand nombre d’étudiants, là où le besoin d’une intervention rapide est le plus pressant.
L’UGET exige que les autorités concernées assument pleinement leurs responsabilités et prennent sans tarder des mesures pour protéger la vie des étudiants. Elle renouvelle à cette occasion une revendication ancienne : l’installation, dans les grands foyers universitaires, d’unités de santé fixes, dotées d’un personnel suffisant et de l’équipement indispensable pour réagir immédiatement en cas d’urgence. Elle plaide pour une solution durable, en rupture avec une gestion des crises qu’elle juge trop souvent conjoncturelle.
Pour rappel, le Complexe universitaire de Sidi Mansour a annoncé dans un post Facebook que l’étudiante a été victime d’une crise cardiaque.