Les résultats définitifs des élections législatives israéliennes, communiqués dans la nuit de jeudi à vendredi par la Commission électorale, place la coalition sortante de Benjamin Netanyahu en tête du scrutin du mardi 27 octobre, sans toutefois lui garantir la majorité nécessaire pour conserver le contrôle du Parlement. La coalition de droite et d’extrême droite du Premier ministre obtient 53 sièges sur les 120 que compte la Knesset, et le Likoud reste le premier parti du pays avec 27 députés. Le bloc d’opposition, mené par le centriste Gadi Eisenkot, en recueille 48.
Premier scrutin depuis le 7 octobre 2023, ces élections ont été marquées par une participation de 77 %, la plus élevée depuis 1999, et par une percée spectaculaire des deux listes arabes, Raam et la Liste unifiée, qui totalisent à elles seules 19 sièges.
Ce score a aussitôt déclenché une polémique : dès jeudi, le camp de Benjamin Netanyahu a relayé des accusations de fraude électorale visant ces deux formations, des responsables et des médias les soupçonnant d’avoir reçu des fonds du Qatar pour acheter des voix. Ces accusations n’ont pas été étayées à ce stade.
Faute de majorité claire, de difficiles négociations de coalition s’ouvrent désormais pour la formation du prochain gouvernement.