Le service des renseignements extérieurs de Russie (SVR) a affirmé que le Royaume‑Uni et la France travailleraient activement à fournir à l’Ukraine des moyens lui permettant de se doter d’armes nucléaires, y compris potentiellement une « bombe sale » ou des technologies sensibles. Selon Moscou, ces transferts clandestins impliqueraient le passage de composants et d’équipements européens liés au domaine nucléaire, ce qui constituerait une violation flagrante du Traité de non‑prolifération nucléaire et une menace pour le régime mondial de contrôle des armements.
Dans son communiqué, la SVR assure que Londres et Paris considèrent que l’acquisition d’un tel armement renforcerait la position de négociation de Kiev face à Moscou, alors que la guerre entre en sa cinquième année. Elle avance que Berlin aurait refusé de participer à ce qu’elle qualifie d’« aventure dangereuse ».
Ces allégations ont été rejetées par Kiev, Londres et Paris ; l’Ukraine a qualifié l’accusation russe d’« absurde » et a nié toute intention de se doter d’armement nucléaire, soulignant son engagement envers les traités internationaux. De leur côté, les gouvernements britannique et français ont qualifié ces affirmations de désinformation.