Dans une publication sur sa page Facebook, le Dr Dhaker Lahidheb est revenu ce lundi 12 août, sur l’affaire d’un élève soupçonné d’avoir falsifié des documents électroniques relatifs à l’orientation universitaire de plusieurs candidats. Selon les éléments rapportés, ce dernier fait l’objet de huit affaires distinctes, chacune passible d’une peine de dix ans de prison, soit un total pouvant atteindre quatre-vingts ans d’incarcération.
Pour le Dr Lahidheb, la situation mérite d’être envisagée différemment. Il souligne que l’auteur présumé de la manipulation du système d’orientation scolaire ne serait autre qu’un élève recalé au baccalauréat, qui aurait agi dans une sorte de revanche numérique, alliant ingéniosité et illégalité. S’il reconnaît la gravité des faits et les lourdes sanctions encourues, il estime toutefois qu’il est difficile d’ignorer, derrière cet acte répréhensible, l’existence d’un talent brut et d’un esprit particulièrement habile.
A ses yeux, un tel profil devrait être encadré plutôt que condamné à de longues années de prison. Il estime que ce jeune, doté de compétences techniques rares que beaucoup d’ingénieurs mettent des années à acquérir, pourrait être orienté vers une formation en cybersécurité afin de mettre ses aptitudes au service de la protection des systèmes informatiques. Enfermer ce potentiel reviendrait, selon lui, à étouffer une flamme qui pourrait éclairer et sécuriser plutôt que menacer.