L’affaire Instalingo, l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles mêlant sphère politique, sécuritaire et économique, a de nouveau été examinée ce mardi 2 décembre 2025 par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis. À l’issue de l’audience, le tribunal a décidé de réserver sa décision concernant les demandes de mise en liberté des accusés, à l’exception de Rached Ghannouchi, et de fixer une date ultérieure pour la poursuite du procès.
Les investigations dans ce dossier tentaculaire ont touché d’anciens responsables politiques, d’ex-cadres sécuritaires ainsi que des hommes d’affaires. Plusieurs figures ont été amenées à comparaître devant la Cour, dont la journaliste Chada Hadj Mabrouk, l’ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur, ainsi que l’ancien ministre de l’Investissement, Riadh Ben Aïssa, en plus de blogueurs et d’anciens cadres du ministère de l’Intérieur.
En revanche, Rached Ghannouchi a refusé de se présenter à l’audience. Deux autres accusés, poursuivis en état de liberté, étaient également absents.