Affaire Instalingo : Libération de Chadha Belhaj Mbarek

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La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé les jugements prononcés en première instance dans l’affaire dite « Instalingo », à l’exception de Chadha Belhaj Mbarek, dont la peine a été révisée à la baisse, rapporte  l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) citant une source judiciaire.

Selon la peine de prison initiale, fixée à 105 ans, a été ramenée à deux ans, avec sursis, ce qui a permis sa libération.

La cour a par ailleurs décidé de ne pas retenir contre elle les accusations relatives à la tentative de modifier la forme de l’État et à l’incitation de la population à l’affrontement, actes ayant provoqué désordre, meurtres et pillages sur le territoire tunisien. Toutefois, le principe de sa condamnation pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État a été maintenu, l’accusation d’« acte hostile contre le président de la République » ayant été absorbée par cette infraction.

Ayaub Amara a indiqué avoir été en contact avec Amen, le frère de Chadha Belhaj Mbarek, qui lui a confirmé  qu’il se dirigeait vers la prison civile de  Belly pour accueillir sa sœur désormais libérée.

Il convient que noter que début janvier 2026, l’état de santé de Chadha Belhaj Mbarek, a été jugé critique. Elle souffre d’un cancer malin à l’abdomen, auquel s’est ajouté un second cancer au niveau de la poitrine, aggravant considérablement sa situation. Sa famille et les organisations de défense des droits humains, telles que le CRLDH Tunisie, ont dénoncé  le manque de soins adéquats en milieu carcéral, qui a conduit à une dégradation alarmante de sa santé et à une urgence vitale nécessitant des interventions médicales immédiates hors de prison.

Faut-il noter que Chadha est détenue depuis le 20 juillet 2023  dans le cadre de l’affaire « Instalingo », impliquant une entreprise de production de contenus numériques. Les accusations portées contre elle concernent notamment des atteintes à la sûreté de l’État et la diffusion de publications sur les réseaux sociaux. Son emprisonnement a été vivement critiqué par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et plusieurs ONG, qui y voient une atteinte grave à la liberté de la presse.

Depuis quelques jours la mobilisation pour sa libération s’est intensifiée pour reclamer son droit à  recevoir en toute urgence les traitements nécessaires.

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