La Tunisie se prépare à moderniser ses méthodes de contrôle de l’alcool au volant. Un projet de loi encadrant l’utilisation d’alcootest intelligents pour mesurer le taux d’alcool dans le sang est en phase finale et devrait être promulgué prochainement. L’annonce a été faite ce lundi 21 juillet 2025 par le directeur de la police de la circulation, le général Sami Rchikou, au micro de la radio nationale.
En attendant l’adoption du texte par le Parlement, les autorités ont lancé des campagnes de sensibilisation pour faire connaître ces nouveaux dispositifs aux usagers de la route. Ces outils permettront de vérifier plus rapidement et plus efficacement l’état d’alcoolémie des conducteurs, allégeant ainsi les procédures souvent longues et contraignantes pour les agents comme pour les automobilistes.
Actuellement, la limite autorisée est fixée à 0,3 gramme d’alcool par litre de sang, contre 0,5 g/l avant 2016. À noter que cette tolérance ne s’applique pas à tout le monde : les conducteurs en période probatoire, ceux du transport public et les chauffeurs de poids lourds doivent respecter un seuil zéro.
La loi reste ferme : conduire sous l’emprise de l’alcool est un délit passible de six mois de prison et d’une amende allant de 200 à 500 dinars. Si un accident avec blessés survient, la peine peut atteindre trois ans de prison et 3 000 dinars d’amende. En cas de décès, même involontaire, le conducteur risque jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 5 000 dinars.