Suite à la diffusion massive sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une scène de vandalisme d’une extrême violence à bord du métro léger numéro 5, de nouveaux éléments ont émergé ce vendredi. Les autorités ont annoncé l’arrestation de l’individu responsable de ces actes criminels, qui ont choqué l’opinion publique.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers deux heures du matin, un homme en état d’ivresse a délibérément fracassé les vitres et les portes d’une rame à la station Errommana, provoquant un mouvement de panique parmi les passagers. Les images, devenues virales, ont déclenché une vague d’indignation et de colère, relançant le débat sur la sécurité dans les transports publics tunisiens.
Selon une source sécuritaire, une unité relevant de l’administration sous-régionale des interventions et de la Police de secours, appuyée par les forces de la sûreté nationale du district d’El Omrane, est rapidement intervenue après les faits. Grâce aux témoignages et à l’exploitation de la vidéo, les agents ont réussi en un temps record à identifier et localiser le suspect avant de procéder à son arrestation. Les premières investigations ont révélé que l’individu interpellé faisait déjà l’objet d’un avis de recherche pour trafic de stupéfiants. Après consultation du ministère public, il a été placé en garde à vue pour détérioration volontaire de biens publics.
Cet incident relance une nouvelle fois la question de la sécurité à bord des métros et bus de la TRANSTU. De nombreux usagers dénoncent l’absence de contrôle et de protection, malgré la multiplication des agressions et actes de vandalisme ces derniers mois. Plusieurs voix appellent aujourd’hui à une réaction urgente des autorités avec la mise en place de mesures dissuasives : renforcement de la surveillance, présence policière permanente et sanctions exemplaires contre les agresseurs. En attendant, l’enquête se poursuit pour déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou si d’autres personnes sont impliquées dans cet incident.