Après une humiliante défaite face au CA : Une Etoile en perte de lumière !

Your browser does not support the audio element.

Jamais, dans son histoire, l’Etoile Sportive du Sahel n’a semblé aussi fébrile, aussi impuissante et surtout aussi inactive sur le plan du jeu. Pour de nombreux supporters étoilés, cette version actuelle de l’ESS est tout simplement la plus faible que le club ait connue, un constat d’autant plus amer qu’il intervient paradoxalement l’année même du centenaire du club.
Face au Club Africain, les coéquipiers de Sabri Ben Hassen ont livrén ce jeudi 22 janvier pour le compte de la 17e journée de la Ligue 1,  une prestation largement en dessous des attentes. Si l’addition n’a pas été plus lourde, l’ESS doit sa résistance quasi exclusive à son gardien de but, homme du match sans discussion, et héros récurrent d’une équipe souvent sauvée par ses interventions. Auteur de plus d’une dizaine d’arrêts décisifs, Ben Hassen a longtemps retardé l’échéance et évité un véritable naufrage, avant de céder face à l’inefficacité et à la fragilité de sa défense.
En face, les joueurs de Bab Jedid ont géré leur match avec maîtrise et sérénité. Ils ont su imposer leur rythme et concrétiser leur domination par trois buts, inscrits notamment par l’ancien étoilé Firas Chaouat. D’un match à l’autre, ce dernier confirme ses qualités de finisseur, retrouvant le chemin des filets après plus de quarante minutes de jeu. Un délai trompeur tant la pression clubiste était constante dès l’entame de la rencontre.
La réalité est claire : malgré sa résistance, Sabri Ben Hassen n’a pu compenser à lui seul les nombreuses lacunes défensives de son équipe. Une situation pour le moins paradoxale lorsque l’on sait que le staff technique de l’ESS est composé de spécialistes du secteur défensif : l’entraîneur Mohamed Mkacher, son adjoint Radhouane Felhi, tous deux anciens défenseurs, sans oublier Mohamed Ali Nafkha, pivot de métier. Pourtant, ce staff peine visiblement à trouver des solutions à une défense étoilée en grande difficulté, fragilisée davantage par le départ de Slaheddine Ghedamsi vers une nouvelle aventure au Maroc.
Il serait toutefois injuste de minimiser la performance du Club Africain. Les Clubistes ont affiché une grande lucidité, un engagement tactique remarquable et une discipline collective évidente. La touche de Faouzi Benzarti reste bien présente : pressing haut, récupération rapide du ballon et mise sous pression constante de l’adversaire, poussant ce dernier à la faute et à l’erreur. Le score final aurait même pu être plus sévère sans l’excellente prestation du portier étoilé, qui a limité les dégâts.
Dès lors, une question cruciale se pose : où va l’Étoile Sportive du Sahel ? Entre manque de solutions, fragilité défensive et absence de réaction collective, l’inquiétude grandit autour d’un club historique qui semble aujourd’hui avoir perdu ses repères.

Related posts

EST 1-0 ST : Un derby intense mais dominé par le réalisme de l’Espérance

CSS : Nomination d’un nouveau comité directeur

Coupe de Tunisie : La FTF fixe les dates du tirage au sort