Lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du budget du ministère des Technologies de la communication, plusieurs députés de l’Assemblée des représentants du peuple ont exprimé leurs préoccupations face à la dégradation de la qualité d’Internet dans de nombreuses régions du pays. Ils ont dénoncé la faiblesse des débits, les coupures récurrentes et même l’absence totale de couverture dans certaines localités, estimant que cette situation compromet l’accès des citoyens aux services de base, à l’éducation et aux opportunités économiques.
Au-delà des questions techniques, les élus ont insisté sur la nécessité d’un encadrement plus strict de l’espace numérique. Selon eux, les réseaux sociaux sont devenus un terrain propice à la diffusion de contenus portant atteinte aux valeurs sociales et à la jeunesse. Plusieurs députés ont appelé à mettre en place des solutions juridiques et technologiques permettant une régulation plus efficace de ces plateformes. Une élue a proposé la création d’une unité d’intelligence numérique chargée de repérer et d’identifier les pages administrées depuis l’étranger, dont certaines, selon elle, visent des personnalités publiques et menacent la cohésion sociale. Les députés ont également souligné l’importance d’accélérer la transition numérique de l’État. Ils considèrent que la digitalisation des services publics est indispensable pour réduire la bureaucratie, moderniser les administrations et faciliter les démarches des citoyens. L’interopérabilité entre les différents organismes publics, la généralisation des services en ligne et l’abandon progressif des documents papier figurent parmi les priorités évoquées.
La régulation du commerce électronique a également été abordée. Face à l’essor des transactions en ligne, plusieurs députés ont estimé que l’État doit définir un cadre juridique clair pour protéger les consommateurs et encadrer les acteurs du secteur. Ils jugent essentiel de mettre fin aux pratiques irrégulières et de mieux contrôler les activités commerciales sur Internet. Enfin, de nombreuses interventions ont soutenu l’idée de créer une banque postale. Les députés rappellent que les bureaux de poste, largement répartis sur tout le territoire, jouent un rôle central dans les transactions financières quotidiennes des citoyens, notamment dans les zones dépourvues d’agences bancaires. Une telle institution pourrait, selon eux, favoriser l’inclusion financière et apporter un nouveau souffle à l’économie nationale.