Réuni dimanche 8 février 2026, le 15ᵉ congrès de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) s’est achevé par l’élection d’un nouveau bureau exécutif, dans un contexte critique, marqué par une fragilisation du pouvoir judiciaire.
Placée sous le slogan « Indépendance de la justice et État de droit », cette édition n’avait rien d’un rendez-vous ordinaire. Elle s’est tenue alors que l’AMT fait face à des menaces de suspension de ses activités.
Sur les 17 magistrats candidats aux 11 sièges du bureau exécutif, ont été élus : Anas Hamïdi, Fakher Majdoub, Aïcha Belhassen, Amir Goubâa, Ali Khlif, Emna Nsiri, Ridha Boulima, Moufida Mahjoub, Mohamed Ben Mefteh, Anouar Othman et Henda Haj Mohamed.
La nouvelle équipe combine continuité et renouvellement, avec six membres sortants et cinq nouveaux élus n’ayant jamais exercé de responsabilités au sein de la structure.
Arrivé en tête du scrutin, Anas Hamïdi a été reconduit à la présidence de l’Association pour un troisième mandat consécutif.
À l’issue du congrès, le bureau exécutif nouvellement élu s’est réuni au siège du congrès à Hammamet, conformément aux articles 11 et 17 du statut de l’Association, pour procéder à la répartition des responsabilités.
La composition officielle est la suivante :
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Président : Anas Hamïdi,
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Vice-présidente : Aïcha Ben Belhassen
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Secrétaire général : Amir Goubâa
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Trésorier : Ridha Boulima
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Secrétaire général adjoint : Fakher Majdoub
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Trésorier adjoint : Anouar Othman
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Coordinateur général : Ali Khlif
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Chargé des structures : Mohamed Ben Mefteh
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Chargée des relations avec les instances et la société civile : Moufida Mahjoub
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Chargées de l’activité scientifique, des recherches et études : Emna Nsiri et Henda Haj Mohamed
Il convient de rappeler que, dans un communiqué publié le 16 janvier 2026, l’Association des magistrats tunisiens avait alerté sur des avertissements émanant de la présidence du gouvernement et avait exprimé ses craintes face à un possible empêchement de la tenue de son congrès, estimant que cela aurait constitué une atteinte directe à l’indépendance de la justice et au droit des magistrats à se réunir et s’exprimer.