L’attaque au couteau survenue ce mardi 2 septembre dans le quartier Belsunce, à proximité du Vieux-Port à Marseille a livré ses secrets. Dans l’après-midi, un homme armé d’un couteau s’en est pris à plusieurs personnes à l’intérieur d’un hôtel. Cinq victimes ont été blessées, dont certaines grièvement. L’assaillant a rapidement été neutralisé par les forces de l’ordre.
Selon les premières informations communiquées par le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, l’attaque s’est produite quelques heures seulement après l’expulsion de l’individu de l’hôtel qu’il occupait, en raison de loyers impayés.
L’agresseur, âgé de 35 ans et de nationalité tunisienne, séjournait en France en situation régulière. Il était déjà connu des services de renseignement territorial, mais pas pour des faits liés à la radicalisation. Les enquêteurs privilégient plutôt la piste de troubles psychiatriques, l’homme ayant un lourd passif judiciaire relevant du droit commun.
Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’est rendu sur les lieux dans la soirée. Il a confirmé l’identité de l’assaillant, né en 1990 en Tunisie, tout en précisant que le mobile de l’agression semblait lié à des « raisons personnelles », notamment au différend autour du loyer non payé. Il a par ailleurs indiqué que des propos antisémites avaient été proférés par le suspect quelques jours plus tôt devant une mosquée à Sète, mais qu’à ce stade, la thèse d’une radicalisation était « écartée ».
L’enquête se poursuit afin de préciser les circonstances exactes de ce drame qui a plongé le centre-ville de Marseille dans la panique et relancé le débat sur la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychiatriques en France.