Au moment où les autorités émiraties accusaient l’Iran d’avoir mené des attaques aux drones contre leur territoire, un incendie s’est déclenché, dimanche, dans le périmètre de la centrale nucléaire de « Barakah » au Emirats Arabes Unies.
Selon TF1 Info, les autorités Emiraties n’ont rapporté ni de pertes humaines (aucun blessé), ni de hausse du niveau de la réactivité de la centrale.
Selon un communiqué du service de presse du gouvernement Emirati, les autorités « sont intervenues pour maitriser un incendie survenu dans un générateur électrique situé à l’extérieur du périmètre intérieur de la centrale nucléaire de Barakah, située à environ 55 Kms à l’ouest de la ville de Ruais et à 250 Kms à l’ouest de la ville d’Abou Dhabi, à la suite d’une attaque de drones ». Attaque qui n’a, par ailleurs, pas été revendiquée.
Le même communiqué indique qu’« aucun blessé n’a été signalé et aucun impact sur les niveaux de sûreté radiologique n’a été constaté ». Chose qui a été confirmée par l’Autorité fédérale de régulation nucléaire (FANR) qui a indiqué que l’incendie n’avait pas affecté la sûreté de la centrale ni la disponibilité de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement ».
Dans une publication sur X, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a indiqué par son directeur général, Rafael Grossi, qu’elle a été « informée par les Émirats arabes unis que les niveaux de radiation à la centrale nucléaire de Barakah restent normaux et qu’aucun blessé n’a été signalé après qu’une frappe de drone, au matin de dimanche, a provoqué un incendie dans un générateur électrique situé à l’extérieur du périmètre de sécurité de la centrale. Des générateurs diesel de secours alimentent actuellement le réacteur n° 3. L’AIEA suit la situation de près et est en contact permanent avec les autorités des Émirats arabes unis, et est prête à intervenir si nécessaire ».
Grossi a, par ailleurs, exprimé « sa profonde préoccupation » après la frappe de drone indiquant que « toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire est inacceptable ».
N’étant pas revendiquée par aucune partie, et ne disposant pas de preuves indiquant que les drones qui ont attaqué la centrale sont bel et bien iranien, les émiratis se sont contenté de dire que cette attaque s’est produite au moment même où l’Iran dirigeait ses drones vers le territoire des Emirats.
Téhéran, qui accuse les pays du Golfe d’avoir permis aux forces armées américaines d’utiliser leur territoire pour conduire des attaques contre l’Iran, a menacé à plusieurs reprises les EAU de représailles et de frappes ciblant leurs infrastructures énergétiques.