Le déficit de la balance énergétique enregistré à la fin du mois de Mars 2026 est de 2.969 million de dinars. Un déficit qui reste quasiment inchangé par rapport à celui enregistré au cours de la même période de l’année 2025, soit 2.983 millions de dinars. C’est ce qui ressort du rapport trimestriel de l’année 2026 publié le 18 mai courant par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.
Le même rapport indique que le taux de couverture des importations par les exportations n’a pas dépassé les 18 %, maintenant une situation presque similaire à celle de 2025.
Ainsi, les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 25 % accompagnée par une augmentation des importations en valeur de 3 %.
Des chiffres qui semblent de toute évidence rassurants quant à l’impact du conflit au moyen orient et la flambée au niveau des prix du pétrole, sur la stabilité énergétique de la Tunisie.
Cependant, les chiffres peuvent parfois donner une fausse image de la réalité. Car, il est désormais connu, et se sont les experts du domaine qui le confirment, que la dépendance de la Tunisie dans le domaine énergétique est forte.
Un facteur à prendre en considération quand on sait que chaque hausse de 1 dollar sur les prix mondiaux du pétrole entraine une augmentation entre 162 et 164 millions de dinars par jour supportée par le budget de l’Etat en matière d’énergie. A rappeler que les prévisions dans ce domaine ont été conçues sur la base d’un baril à 63.3 dollars pour l’année 2026, sans compter l’instabilité des cours de change et de la valeur du dinar par rapport au dollar.
La facture va être lourde à supporter surtout s’agissant de la compensation.
Pour l’heure, on avance que « le maintien des prix des carburants à leurs niveaux malgré la hausse enregistrée au niveau mondial reflète l’engagement de l’État envers ses obligations sociales et sa volonté de préserver la stabilité des prix des produits de consommation ». C’est ce qu’a, du moins, affirmé Hafedh Lamouri, expert en études sociales.
Le gel du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants s’inscrirait, de ce fait, dans l’orientation sociale adoptée par le gouvernement dans ses politiques, malgré les charges supplémentaires qu’il engendre pour le budget des subventions.