Selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT), le déficit de la balance courante s’est établi à 1,8 milliard de dinars au premier trimestre 2026, ce qui représente 1 % du produit intérieur brut (PIB). Un an plus tôt, ce ratio était de 1,3 %.
Cette réduction s’explique principalement par le renforcement de l’excédent de la balance des revenus, qui a progressé de 37,5 % pour atteindre 1,8 milliard de dinars. Cette hausse est due à la fois à l’augmentation des revenus du travail (+10,4 %, à 2,7 milliards de dinars) et à la baisse des charges liées aux revenus d’investissement (-17,3 %, à 1,4 milliard de dinars), conséquence du repli des paiements d’intérêts sur la dette extérieure à long terme.
En ce qui concerne le compte financier, les entrées nettes de capitaux ont permis de couvrir le solde déficitaire des transactions courantes. Les investissements directs étrangers (IDE), les investissements de portefeuille et les autres formes d’investissement ont généré des rentrées nettes de capitaux de 772 millions de dinars, en hausse de 11,4 %, portée par la progression des IDE dans l’énergie et les industries manufacturières.
Les réserves de change de la BCT ont quant à elles diminué de 358 millions de dinars pour s’établir à 24,6 milliards de dinars à fin mars 2026, soit l’équivalent de 102 jours d’importations.
Cependant, la BCT tempère cet optimisme : cette dynamique favorable du besoin de financement « ne devrait pas se poursuivre » en raison du conflit au Moyen-Orient, dont les conséquences sur la facture énergétique devraient se faire sentir à partir du deuxième trimestre 2026.
MBY