L’Observatoire national de l’énergie et des mines, relevant du ministère de l’Industrie, a publié son rapport sur la situation énergétique du pays pour l’année 2025. Le bilan énergétique primaire fait apparaître un déficit de 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), incluant les droits de transit perçus sur le gaz algérien. Ce résultat représente une hausse de 18 % par rapport à l’année 2024.
Par ailleurs, la production nationale d’électricité a atteint 20 535 GWh en 2025, en progression de 6 % par rapport à l’année précédente, y compris l’autoproduction à partir de sources renouvelables.
Le taux d’indépendance énergétique, qui mesure le rapport entre les ressources produites localement et la consommation nationale, s’est établi à 35 % en 2025. Il était de 41 % en 2024. Sans la prise en compte des droits de transit sur le gaz algérien, ce taux chuterait à 27 %, contre 31 % l’année précédente.
Les ressources énergétiques primaires se sont maintenues à 3,4 Mtep en 2025, soit une baisse de 10 % sur un an. Cette diminution est principalement due au recul de la production nationale de pétrole brut et de gaz naturel. Le pétrole et le gaz représentent encore 69 % des ressources totales du mix énergétique. En revanche, la production d’électricité à partir de sources renouvelables demeure limitée avec seulement 3 % des ressources primaires. Qui plus est, la redevance perçue sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 13 % par rapport à 2024.
Du côté de la consommation, la demande d’énergie primaire a augmenté de 7 % entre 2024 et 2025. La demande de gaz naturel a progressé de 10 % sur la même période. Celle de produits pétroliers a augmenté de 3 %. La production d’électricité à partir de sources renouvelables a quant à elle bondi de 13 %, malgré sa part modeste dans le mix global.
La structure de la demande primaire a connu un léger rééquilibrage. La part des produits pétroliers est passée de 50 % en 2024 à 49 % en 2025. Dans le même temps, la part du gaz naturel est passée de 49 % à 50 %. Par conséquent, le gaz devient la première source d’énergie consommée dans le pays. D’autre part, pour compenser la baisse de la production locale, les achats de gaz algérien ont augmenté de 23 %, atteignant 2 824 000 tonnes équivalent pétrole.