Bouchart et le public tunisien : une communion réécrite à Carthage

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Une véritable vague blanche s’est emparée de l’amphithéâtre de Carthage, jeudi 28 août. Submergé par la ferveur immaculée du public, les pierres antiques ont fait résonner la voix du public tunisien, vêtu entièrement de blanc, répondant à l’invitation de Boudchart. Cette chorale éphémère a vibré aux sons de classiques de la chanson arabe, à l’image « d’alf leila we leila » d’Oum Kalthoum, « Ama Barawa » de Naghat Al Saghira ou « kan enna tahoun » de Fairouz.

Les notes et mouvements des spectateurs ont également embrassés les sons de l’orchestre dirigé par le compositeur franco-marocain pour rendre hommage à la chanson tunisienne, à travers plusieurs medleys comprenant pêle-mêle : « Ordhouni zouz sbaya », « ech aalina », « kalu zini amel hala », ou encore « ah ya khlila ». De quoi encore renforcer la communion entre l’artiste et le public, faisant partie intégrante de la performance.

Aimant explorer une grande variété de style, Boudchart et ses musiciens ont donné aux voix tunisiennes l’occasion de chanter sur des airs venus d’ailleurs :  un brin de France avec « je t’aime » de Lara Fabian, ou un soupçon d’Italie avec « Nel blu, dipinto di blu » de Domenico Modugno. Au détour des ces tubes du monde, le compositeur a enchanté Carthage de ses propres créations, aux rythmiques plurielles, créant des bons entre le groove et la tradition. Danses et performances visuelles ont accompagné ce cocktail aux mille saveurs, pour laisser aux spectateurs tunisiens un souvenir inoubliable.

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