Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, le réalisateur Brahim Letaïef, membre du jury des Journées cinématographiques de Carthage 2025, a exprimé ses préoccupations concernant le déroulement de la cérémonie de clôture du festival et ses implications pour l’image culturelle de la Tunisie.
Rappelant que le festival, fort de plus de soixante ans d’existence, constitue un pilier de la diplomatie culturelle tunisienne et un vecteur de dialogue entre cinématographies arabes, africaines et internationales, Letaïef a salué le travail artistique du directeur et de l’équipe organisatrice. Il a toutefois dénoncé des décisions prises lors de la cérémonie de clôture, qui ont empêché les jurys officiels de monter sur scène et d’assumer leur rôle conformément au règlement officiel.
“Un prix non prévu dans le règlement a été instauré, plaçant les jurys dans une position délicate. Face à cette situation, les membres du jury ont choisi, de manière collective et responsable, de se retirer du déroulement de la cérémonie afin de préserver l’intégrité institutionnelle et la cohérence artistique du festival”, a fait remarquer Letaïef.
Pour le directeur des JCC 2015, ces incidents, bien que ponctuels, risquent de fragiliser l’image internationale des JCC et, par extension, la réputation culturelle de la Tunisie. Il appelle à clarifier et protéger le cadre institutionnel du festival, en préservant l’indépendance des jurys et la séparation entre décision artistique et autorité administrative, conditions essentielles à la pérennité et au rayonnement international de cet événement historique.
Rappelant que la cérémonie de clôture des JCC 2025 a suscité une vague de critiques, notamment en raison de problèmes organisationnels et de décisions protocolaires controversées.