Mohamed Amine, jeune homme en situation de handicap moteur lourd, confiné à un fauteuil roulant, a lancé un cri de détresse après ce qu’il considère comme une injustice administrative. Son dossier met en lumière une réalité brutale : même avec un handicap profond reconnu, les droits ne sont plus garantis.
En mars dernier, Mohamed Amine entame la procédure de renouvellement de sa carte de handicap arrivée à expiration. Son ancienne carte portait trois traits, ce qui correspond officiellement à un degré de handicap profond, et lui garantissait également le droit à un accompagnateur ainsi qu’aux avantages de transport associés. Son état de santé n’a connu aucune amélioration : il ne peut pas marcher et dépend totalement de son entourage.
Après avoir déposé l’ensemble des documents exigés auprès du ministère des Affaires sociales, le jeune homme reçoit une nouvelle carte… qui ne mentionne plus les trois traits, mais désormais seulement deux traits le privant ainsi d’un accompagnateur. Une décision qui aurait de conséquences considérables sur son quotidien.
Face à cette anomalie, Mohamed Amine se rend au ministère pour demander des explications. Il assure avoir été accueilli par un agent au comportement inapproprié, qui lui aurait répondu que la seule solution était de refaire un dossier à zéro. Il retourne alors chez le médecin, fournit un nouveau certificat médical, redépose son dossier… pour se voir, une fois encore, attribuer la même carte à deux traits.
Le scénario se répète à plusieurs reprises. À chaque fois, les mêmes démarches, la même fatigue psychologique, et le même résultat injuste. Aucun document ne justifie la rétrogradation de son degré de handicap, pourtant visible et permanent.
« Mon handicap est profond, reconnu, je suis en fauteuil roulant. Pourquoi me retirer l’accompagnateur ? Pourquoi changer le degré sans justification ? », s’indigne-t-il.
Désemparé, il a lancé un appel explicite aux juristes, avocats et défenseurs des droits des personnes handicapées pour l’ accompagner dans ce combat légal.