Le Printemps arabe et l’effet kaléidoscope
Depuis son invention par le physicien écossais Sir David Brewster en 1816, le kaléidoscope n’a cessé de fasciner du fait de sa capacité à générer une multiplicité d’images. Cette attraction ne s’est pas limitée au monde scientifique mais s’est propagée dans le monde des humanités et de la littérature où philosophes, sociologues et romanciers se sont saisis de cette figure séduisante pour construire théories, analyses voire des récits romanesques. Il faut dire que cet objet où la rencontre d’éléments anciens favorise l’éclosion d’une multitude de figures et des combinaisons nouvelles et permet ainsi de réconcilier la stabilité et le révolu avec le changement et l’innovation séduit et plait. Les théories du changement n’ont-elles pas toujours indiqué que l’ordre nouveau fleuri des atermoiements de l’ancien. Aussi, la figure du kaléidoscope montre que la résurgence du nouveau provient de cette interaction d’une multitude d’éléments sans que nous puissions juger de ceux qui ont joué le rôle déterminant.