Les dessous d’un chantage
Depuis la Révolution, ils souffrent le martyre mais en silence. Personne ne s’en préoccupe ou presque. Tout se fait dans l’ombre. Les hommes d’affaires victimes sont partout, les maîtres chanteurs nulle part
Depuis la Révolution, ils souffrent le martyre mais en silence. Personne ne s’en préoccupe ou presque. Tout se fait dans l’ombre. Les hommes d’affaires victimes sont partout, les maîtres chanteurs nulle part
Bourguiba, Ben Ali, Marzouki. La simple juxtaposition des noms suffit au vertige ressenti sur le point culminant des monts au moment où l’alpiniste novice et imprudent regarde les bas-fonds. Le Général-félon succède au suprême combattant avant le tour de l’actuel Président que d’aucuns jugent sans contours.
Cette semaine, les Algériens sont appelés aux urnes pour élire leur président. Ou plutôt pour réélire celui qu’ils ont déjà : Abdelaziz Bouteflika, 77 ans et tellement diminué par les séquelles de l’AVC dont il a été victime il y a tout juste un an, à en juger par les rares images télévisuelles le montrant en compagnie de dignitaires étrangers de passage à Alger. Aussi a-t-il été dispensé au président-candidat de faire campagne – ce qui, sous d’autres cieux, aurait pu représenter tout de même un certain handicap électoral. Mais pas en Algérie, paraît-il.
Les révélations faites le 10 avril 2014 par le porte-parole officiel du gouvernement, Naoufel Ouerfelli, relatives à la situation des finances publiques, sont dramatiques à plusieurs niveaux, car elles viennent s’ajouter à plusieurs autres indicateurs économiques et sociaux qui ont déjà viré au rouge vif.
En moins d’un mois, plus de 321 personnes ont trouvé la mort et 3727 ont été blessées par balles. Le carnage n’aura pris fin qu’avec le départ de Zine Abidine Ben Ali et des victimes ont continué à tomber. Le mystère demeure autour des évènements ayant eu lieu durant la période allant du 17 décembre 2010 au 14 janvier 2011. Plusieurs versions ont été données. Des responsables sécuritaires ont été inculpés et emprisonnés pour les besoins de l’enquête.
Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution, le 26 janvier dernier, plusieurs chantiers occupent la scène juridique tunisienne. Au cœur du débat : la loi électorale et l’instance provisoire de contrôle…
La semaine écoulée a été marquée par le déplacement des trois présidents : Mehdi Jomâa aux USA, Moncef Marzouki à Bruxelles et Mustapha Ben Jaafar au Canada ; de ce fait, la…
Penser à des stratégies pour «Mieux gouverner la Tunisie» était au cœur de la VIIIe conférence de l’Association tunisienne des études politiques (ATEP), tenue samedi à la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (FSJPST) avec le soutien de Hanns Seidel.
La visite du premier ministre tunisien Mehdi Jomâa aux États-Unis, a permis de réaliser pour le moins quatre objectifs : l’instauration d’un dialogue stratégique tuniso-américain encadrant la coopération entre les deux États et permettant l’accès au marché américain, le lancement de la caisse de développement et de l’autofinancement des petites entreprises, l’accord de 400 bourses aux étudiants tunisiens et l’accord d’une garantie de prêt de 500 millions de dollars par les États-Unis. Hormis les objectifs escomptés réalisés, la réception du premier ministre par le président Obama indique un renforcement des relations tuniso-américaines et marque le soutien US à la transition démocratique en Tunisie.
Mohamed Kerrou : J’aurais deux questions à vous poser (…). La première concerne l’assassinat de Ben Youssef : qui l’a ordonné et qu’en pensez-vous ? La seconde, c’est qu’on a l’impression que tout tourne autour de votre père : tous les autres ont trahi. C’est du moins l’impression que l’on a, lorsqu’on écoute les discours de Bourguiba ou lorsqu’on lit ses conférences qui sont, en fait, ses mémoires orales. Qu’en pensez-vous ?